Les grand designers

Les pièces de prestiges qui ont marqués le Val !
Vase Dieudonné Masson
Découvrez les différentes étapes de fabrication
Parcourez l'histoire du site du Val St Lambert à travers les âges
Découvrez le domaine du Val et ses alentours...
Le Val St Lambert à travers le monde...
Les oignons de Jemeppe
Marcel Fraipont - directeur dès 1900
Rescencement des catalogues
retrouvez les grands service de verres qui ont marqués le Val St Lambert
Les verriers et leurs traditions
© vsl-history.be 2003-2010

 

Le 6 Juin 1826

création de
"LA SOCIETE ANONYME DES VERRERIES ET ETABLISSEMENT DU VAL ST LAMBERT".

Le directeur général en sera François KEMLIN jusqu'en 1838.

Dès le 22 décembre 1825, François Kemlin et Auguste Lelièvre, soutenu par un groupe financier, se porte acquéreur de l'abbaye cistercienne du Val Saint Lambert.

abbaye du val saint lambert

Durant l'hivers1826, aidé par une douzaine de verriers, transfuge de Vonèche, ils aménagent les bâtiments et édifient le premier four.

Ce site réuni une série d'avantages qui permettront un développement rapide et efficace : la proximité de forets, de mines, de carrières, le fleuve Meuse et la main d'oeuvre.

La production à cette époque est essentiellement constituée de bouteilles et de verre à vitre, mais petit à petit, elle prend la voie de la gobeleterie commune (demi -cristal).



Un premier TARIF est édité sous le titre "Tarif de la gobeleterie commune ou demi-cristal, des verreries et établissement du Val-St-Lambert, près de Liège.

 

 

" Les articles sont fort liés à la production de Vonèche. (D'où provient Auguste LELIEVRE), les prix sont d'ailleurs indiqués en monnaie de France ! Dès 1830, apparaissent les articles "Moulés en plein", qui seront repris, avec leurs croquis, dans le deuxième tarif.

1831:"Tarif des cristaux de la société des verreries du Val St.-Lambert près de Liège"

catalogue vsl 1827service 1835

1836: La société générale rachète la verrerie Val St Lambert et injecte un nouveau capital. Le roi Léopold 1er sera un actionnaire important.
1838: François KEMLIN quitte la direction et Auguste LELIEVRE lui succède.
1839: Premier catalogue en cinq langues
1843: Les célèbres services apparaissent : PONIATOWSKI - METTERNICH - LALAING

extrait du catalogue 1840

1857: Création des procédés de la gravure à l'acide.

1863: Jules DEPREZ devient directeur et entreprend de nombreuses innovations techniques qui permettront au VAL d'avoir une renommée internationale.
1870: Allumage des premiers fours  BOETUS.
1878: Premières machines AMERICAINE à tailler les verres.
1879: Le Val Saint-Lambert rachète la cristallerie ZOUDE située à Jemeppe et Herbatte.

1880-1914 - PREMIERE GRANDE PERIODE: L'ART NOUVEAU.

C'est véritablement l'âge d'or des cristalleries qui commence à cette période, par le rachat des usines Namuroises en 1879. En effet, cela va lui permettre d'accroître sa puissance et sa renommée internationale et surtout, de reprendre son indépendance abandonnée en 1836 !
Et dès 1880, la "SOCIETE ANONYME DES CRISTALLERIES DU VAL SAINT-LAMBERT" est fondée.
1883: Le Val Saint-Lambert rachète la verrerie de Jemeppe sur-Meuse.
Dès à présent, elle va répartir astucieusement sa production entre ses différentes usines:

SERAING: Le cristal soufflé et moulé
HERBATTE: Le demi-cristal soufflé
JAMBE: cheminées de lampe
JEMEPPE: divers

Toutes les commandes émanent du siège social de Seraing et tous les articles produits sont repris dans le catalogue, sans mention de l'usine de production.
A cette époque, 2800 ouvriers produisent 120.000 pièces PAR JOUR. Elle devient la cristallerie la plus performante au monde grâce à l'apport d'évolutions technologiques importantes jusqu'à la fin du siècle, telles que:

La transformation des fours à fusion
Utilisation du gaz pour le coupage et le brûlage des verres.
Soufflage d'air comprimé pour les objets creux.
La pantographie
La machine à guillocher et à tailler
La gravure à la roue
Les techniques de décoration (jet de sable et impressions couleurs)

Des structures sociales apparaissent : une école de dessin et une coopérative alimentaire.
1897:Le Val présente des pièces ART NOUVEAU à l'exposition universelle de Bruxelles et c'est un énorme succès.
Léon Ledru, chef du service créations, collabore avec les grands designers de l'époque, tel que Horta, Wolfers ou encore Serrurier-Bovy. Il sera influencé par Van de Velde.

Par ce fait, ils influencent la taille et la décoration, et vont propulser le Val à la pointe de la création. L'art Nouveau s'exprime par des motifs exotiques; arabesques florale et naturaliste. Deux grandes idées opposées se dégagent et se rassemblent parfois simultanément sur une même pièce: la complexité de la taille (riche) avec la simplicité du motif!
Le Val reste également spécialisé dans les services de table. La technique performante du moulage à la presse va permettre d'imiter la taille Américaine et les pointes diamant.
Si les cristaux doublés et richement taillés font partie de la tradition créatrice du Val, il s'identifie à la production verrière artistique de la Belgique, et participe au mouvement rénovateur de l'art verrier.

 

1914-1925 - SECONDE GRANDE PERIODE: L'ART DECO.

1901: Romain GEVAERT devient directeur de la division de Jemeppe à laquelle, il donne une nouvelle orientation: elle va produire des pièces combinant le verre opale et les émaux translucides et opaques: LES BELUZES, communément appelé "les oignons de Jemeppe" (vase soliflore croquant la forme du légume monté)

 

L'usine est restée inactive pendant les 4 années de guerre, mais dès le 11 novembre 1918,le premier four est rallumé et prêt à fonctionner, grâce à un stock de matière première sauvegardé.

Dès 1920, une nouvelle période de prospérité débutera jusqu'aux années de crise 30-35. Malgré une concurrence étrangère importante, les exportations couvraient de nouveau une grande partie du globe, grâce aux dépôts et représentants répartis aux quatre  coins du monde..
Le Val s'impose de nouveau dans la production des services de table en cristal unis, taillés, guillochés, pantographiés  ou dorés. Il va répondre à l'expension prise par l'électricité en fabricant des "tulipes" , jadis bien connues. Mettre sur le marché un verre spécial, appelé "BOROMICA" destiné aux laboratoires.
Jusqu'aux Art Déco, magnifiés par l'exposition de Paris en 1925, la production se réfère aux catalogues de 1908 et 1913.

 

1926 - LE CENTENAIRE DU VAL SAINT LAMBERT.

Les 26/27 et 28 Juin 1926, la cristallerie célèbre son centenaire par des festivités grandioses auxquelles participe le prince Léopold de Belgique.
1300 employés et ouvriers sont conviés au banquet et reçoivent la médaille du travail.

Léon Ledru qui créa le vase commémoratif, décéda 5 mois auparavant. Un hommage fût rendu à Adolphe Lecrenier.
Après un siècle d'activité, le Val exporte 90% de sa production, 4 usines fonctionnes,  4000 ouvriers et 250 employés y travaillent. Les verres fins à déguster et les services de table constituent  les 2 spécialités de la cristallerie. Il existe également des articles marqué par la technique utilitaire, tel que les gobelets "incassables" en cristal trempé et les verres de laboratoire "BOROMICA", les dalles de pavement, les verres spéciaux pour lampes de mineur, les articles d'éclairage. Tous ces articles sont produits aux usines de Jemeppe, Jambe et Herbatte.

 

 

Depuis l'expo de Paris en 1925, et ce jusque dans les années 35, le Val poursuit sa tradition de révéler ses création lors d'expositions de prestige:

Exposition internationale de Liège 1930.
Exposition coloniale de Vincennes 1931
Cercle artistique d'Anvers 1932
Exposition internationale de Bruxelles 1935

La création est orientée à cette époque, par Joseph Simon, qui eut le mérite de créer des modèles basé sur la taille, qui influencèrent la production. Relevons également, à cette époque (1920-1930), et ce sous la direction de Simon, les noms de Jaquemotte, René Delvenne et Charles Graffart.

En 1930, le Val est toujours une cité usine mais la grande dépression économique de 30-35 se fait déjà  menaçante. La hausse des tarifs douaniers et la fermeture de certains marchés en sont les principales causes. Le chômage et la dangereuse réduction de l'outil de production pèsera sur l'avenir économique de la cristallerie. Novembre 1930, 2 fours sont éteints  et l'année suivante, l'usine de Jambes est fermée !

en 1934, la direction comprime sérieusement ses dépenses et se sont ses initiatives sociales qui faisaient sa fierté qui sont supprimées! L'année suivante, l'usine de Herbatte Ferme ses portes. La situation financière se dégrade jusqu'en 1939 ou il faudra installer le chômage un jour sur deux pour parer à une dépression générale de l'économie mondiale! (le val exporte 90% de sa production).

En Juillet 1939, la société générale, en sa qualité de principal actionnaire, élabore un programme d'assainissement financier et de relèvement. Elle souscrit intégralement un nouveau capital; prolongeant pour 30 ans, la durée de la société qui occupe alors 1623 ouvriers.

1942- Charles Graffart succède à Joseph Simon comme directeur technique.

L'APRES GUERRE

Le conflit de 40-45 fut évidemment néfaste pour le Val Saint Lambert, qui se consacrait essentiellement à une production de luxe. L'usine de Jemeppe va alors aider la production en sortant, en grande série, des pièces de conditionnements  tels que flacons, bocaux, fioles et stérilisateurs. Dès la libération de Liège, les premiers clients furent les Américains et Canadiens, qui par milliers, visitèrent une salle d'exposition de fortune, installée dans les sous-sols des bâtiments.
Alors que la population ouvrière est réduite à 1366 unités, le Val se voit obligé de compenser cette perte de main d'oeuvre subie pendant la guerre, en engageant par immigration directe, des verriers Italiens et Espagnol. Tous ces efforts portèrent leurs fruits, car en 1947, la production est revenue au niveau de celle de 1938 !

1955 - Le Val Saint Lambert fête son 130ème anniversaire en présence du prince Albert de Liège.

1958 - Le Val participe à l'exposition internationale de Bruxelles. René Delvenne remplace Charles Graffart. Des nouvelles forment « tordues » pour la fantaisie.
Pendant les années 60, la cristallerie fait appel à de nombreux designers étrangers. Samuel Herman, Harry Still, Littleton, ainsi qu’au peintre Collignon et René Julien. Parallèlement aux soins apportés à la création artistique, l’usine investit dans la modernisation de son équipement. Mais tous ses efforts sont mal récompensés, car le public n’est pas encore prêt à accueillir ces nouveautés. Le Val persiste dans la production de ligne classique. Les successions de crises entraîne la diminution du nombre de travailleur.

1975 - OCCUPATION DE L'USINE PAR LE PERSONNEL

Durant l’année 1975, les cristalleries subissent un nouveaux déclin, et devant de sérieuses menaces de restructuration et de licenciements, les ouvrières et ouvriers veulent sauver leur outil de travail : Ils occupent leurs ateliers  et assurent une partie de la production, ainsi que la vente.

1975 – La situation financière amène l’état Belge, qui en est l’actionnaire principal, à proposer la liquidation de la société. La région Wallonne crée ensuite la « SA - MANUFACTURE DE CRISTAUX DU VAL SAINT LAMBERT ». La nouvelle direction répare les fours anciens et un four à coulée continue est mis en service. Dès Juin 1977, coule un cristal d’une qualité exemplaire !
Ayant abandonné les locaux de l’abbaye, la société réduit également la collection de pièces, qui passe de 10.000 à seulement 1.000 articles. Toutes ces pièces sont alors signées VSL ou VAL ST LAMBERT et systématiquement accompagnée de la lettre M (manufacture).

Entre 1975 et 1980, la manufacture fait largement appel à la créativité des maîtres verriers, en particulier Eughène Thirifays et Alfred Collard, Des maîtres tailleurs comme Hubert Léga, ainsi que des designer extérieurs, tel que Zoritchack, Saulterre ou Van Loo.

1983 – Incendie de l’abbaye cistercienne.

1985 – Rénovation de l’abbaye par les compagnons du Val (asbl)

1987 - PRIVATISATION

1987 – Le Val Saint Lambert est Privatisé. Achat de l’entreprise par l’homme d’affaire Anversois Patrick Depuydt. Un regain de créativité est constaté au niveau interne, de nombreux modèles étant créés par Huber Léga, Alfred Collard et Romano Carrera. Le directeur est Emile scheffert. 120 ouvriers et employés y travaillent.

1995 – Faillite de l’entreprise, qui  est reprise par la région Wallonne. 90 personnes
1999 – Inauguration du château du Val St Lambert , rénovation commencées  depuis 1997.
2002 – Liquidation de la cristallerie mais achat de celle-ci par Sylvie Henquin.
2006 – Incendie du Château du Val St Lambert
2008 – inauguration du nouveau château
2008 – Faillite de la cristallerie.
2008 – Reprise de l’entreprise par un groupe d’actionnaires privés. Création de Cristal Park.


2010 – Nouveau catalogue avec supplément sur l'historique de la cristallerie

2013 – Faillite de la cristallerie du Val Saint-Lambert -mise en liquidation

 

 

 

 








VSL History Timeline

   Home - Historique - Fabrication - Productions - Lexique - Services - Catalogues - Photographies - Designers - Le site du VAL - Evenements - Reportages - Témoignages
Articles de presse - Livres - Divers - Livre d'or - Forum - Contacts - Liens - Sources - Partenaires - F.A.Q. - Plan de VSL History - Acquisitions - Les mises à jour

 

. Historique


   .Historique de 1902
   .Historique de 1926
   .Historique de 1951
   .Historique de 1990


Découvrez les cartes postales !



Accéder à l'historique sur la ligne du temps
Accéder à l'historique sur la ligne du temps
retrouvez les aspects de la vie sociale dans l'entreprise
www.vsl-history.be / Historique